vendredi 10 juin 2016

Pourquoi cuisiner végétal ?

Bonjour tout le monde!

J'ai envie de me permettre une publication hors sujet... enfin plutôt hors cuisine...
Parce que même si la cuisine vegane est devenue une véritable passion, et pour cause je vais en faire ma profession, ce qui m'a dirigée vers cela, ceux sont mes convictions éthiques de respect des êtres vivants et de notre belle planète.



Pour partager avec vous mes convictions, je vais vous parler de moi! Je suis devenue végétarienne à l'âge de 15 ans. Je ne mangeais jusque là que très peu de viande, je triais, je refusais de manger tout ce qui m'évoquait l'animal par son apparence...je boudais le poisson entre autre depuis toujours... parce qu'il me donnait des hauts de cœur.
Et c'est en arrivant au lycée que j'ai pris cette grande décision, celle d'assumer vraiment ce que je ressentais et de refuser de manger définitivement de la viande. Mes souvenirs deviennent flous mais ce dont je me rappelle c'est de mon refus total de cautionner la mort des animaux et de me nourrir de cadavres d'êtres vivants.

Mon nouveau mode alimentaire, même si il a suscité des inquiétudes parentales au niveau de mon équilibre alimentaire a été relativement bien accepté.

Mes choix en sont restés là pendant des années. On me demandait parfois de préciser si j'étais végétarienne ou végétalienne mais je répondais que oui, je mangeais des oeufs et du lait... Je n'avais pas approfondi plus que cela mes recherches, je ne connaissais personne qui partageait mes convictions à part peut être ma mère et le végétalisme m'était inconnu. J'avais commencé à cuisiner notamment pour proposer d'autres alternatives à mes parents, mais je restais assez convaincue que consommer des produits animaux était naturel et ne portait pas atteinte aux animaux...

Jusqu'au jour où j'ai été attirée par un livre dès sa sortie, il y a 3 ans environ qui s'appelle "No steak" d'Aymeric Caron.



Et là, c'est la REVELATION, un véritable bouleversement dans mon cheminement de pensées. Moi qui pensais ne pas cautionner la souffrance animale, que mon alimentation n'engendrait aucunement la mort. "Je ne mange pas de viande" combien de fois l'ai-je répété??? Je m'aperçois que je me suis voilée la face durant toutes ces années. Je parcours son ouvrage et je découvre l'exploitation des vaches laitières. Inséminées artificiellement, séparées de leurs veaux à la naissance. Nous spolions leur lait pour notre consommation, engraissons le veau jusqu'à son destin funeste à l'abattoir. Ce calvaire durant 5 années, à raison d'un veau par an, avant qu'elles ne finissent elle-même à l'abattage, jugées trop vielles et plus assez productives, usées par tant de loyaux services.
Je suis aussi effarée par les conditions d'élevage des poules pondeuses et le broyage des poussins mâles jugés inutiles....(et ça même si ils sont bio!!! Moi qui consommais exclusivement des oeufs bio pour ne pas cautionner l'élevage en batterie...) et par bien d'autres exemples de souffrance animale...

J'avoue que c'est la souffrance des vaches laitières qui m'a le plus touchée et provoqué un déclic supplémentaire. Je suis maman moi aussi aujourd'hui, j'ai porté et allaité mes enfants, je ne peux pas imaginer la douleur de ces mamans (vaches) séparées de leur bébé à la naissance. 
Comment concevoir que nous orchestrons la séparation d'une maman et de son petit, qu'elle ne verra jamais, et que ce bébé qui n'aura jamais ni l'amour et ni la douceur de sa mère, ne vivra quelques mois avant d'être sacrifié pour quelques secondes de plaisir de notre palais.
A mes yeux, c'est bien pire que la mort....

C'est pourquoi j'invite chacun à aller découvrir de lui même ce livre qui a pour but d'élever nos consciences en sommeil sous le joug de la culture culinaire française, des habitudes alimentaires familiales et maintenues artificiellement à l'état de coma profond pour le profit des industries de l'agroalimentaire dépourvues de conscience morale. 
Mais j'invite aussi chacun à ouvrir ses yeux et son coeur. Chaque jour, chaque achat de nourriture ou consommation est un acte qui cautionne ou non la souffrance animale et un acte qui milite ou non pour le changement. 

Parfois, j'ai l'impression que si nous étions envahis par une espèce extraterrestre supérieure par le nombre et la force, et que si elle se mettait à nous exploiter, nous enfermer ou nous manger cela me ferait le même effet. Qui sommes nous pour entretenir cette domination sur d'autres êtres vivants?? Comment peut on décider qui doit vivre ou mourir??

Aujourd'hui j'intensifie mes efforts pour être et devenir "Anti-spéciste", à la manière dont Aymeric Caron " le définit dans son nouvel ouvrage qui porte ce nom, considérer les animaux comme appartenant à la même communauté que les hommes au sens large sans discrimination d'espèce.
"Quatre droits fondamentaux s'imposent : nous ne devons plus manger les animaux, ni les enfermer, ni les torturer, ni en faire le commerce".
Je vous invite encore à la lecture!!! "Antispéciste est un appel au soulèvement des consciences. Un appel à la révolte individuelle. Un appel à un nouvel humanisme"
J'en profite pour partager avec vous mon enthousiasmante rencontre avec l'auteur lors de la dédicace à Lille! 




Alors oui je suis idéaliste et je veux changer le monde. J'assume!

"Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde" Ghandi

C'est pourquoi je commence par moi même et je vous proposerai dès septembre de nombreux ateliers de cuisine végane. Et je serai d'ailleurs à votre disposition pour venir en réaliser chez vous avec vos amis et vous faire goûter une cuisine végétale et sans souffrance animale! 


A bientôt! 


2 commentaires:

  1. Bonsoir Florence bravo ......tu a raison .. D être idéaliste se sont des personnes comme toi qui ferons changer nos habitudes alimentaires
    Je commence tout doucement !

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  2. Merci pour ton soutien ma voisine préférée! 😃😃😃😃

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